lundi, avril 30, 2007

Fin du blog !

Il faut se rendre à l’évidence : mon très cher blog est en train de mourir à petits feux. Les mises à jour se font de plus en plus rares et les visites aussi ; un peu comme un aïeul qu’on aurait oublié au fond de l’hospice…

Je décide donc aujourd’hui d’abréger ses souffrances. Mais non à mon blog, pas à ma grand-mère, faut suivre un peu. Après consultation des sujets restants je me suis rendu compte qu’on pouvait s’arrêter là de façon honorable. Il ne restait guère qu’un article sur le Saint Suaire et quelques images en vrac…

C’est donc avec satisfaction et un poil de soulagement que je peux afficher en gros :


THE END !
Comme à la fin de toute grande œuvre qui se respecte :) Et comme ça se fait aussi à la fin du générique je vais remercier l’audience qui m’a toujours suivi ! Ah au fait, la distribution de cookies a déjà commencé !

Allez zou : rideau et effet sonore final !





Les connaisseurs reconnaîtront :)

jeudi, avril 05, 2007

Zapping (7)

Orsacchiotto nella metro

Turin vient de se doter récemment d’un métro tout neuf tout beau et j’ai eu l’occasion de le prendre avant la fin de mon stage. Rien à redire sur ce moyen de transport flambant neuf si ce n’est la déception de voir remplacer l’habituel lapin parisien par un vulgaire nounours. En plus, il est même pas rose

Bicicletta nella strada

Dans certains quartiers il est fortement déconseillé de stationner son vélo trop longtemps. Même avec une grosse chaîne, des bouts peuvent s’échapper comme par magie… Celui-ci a de la chance, il lui reste le guidon encore.

Parmigiano nello schermo

Petite surprise lorsque l’on se connecte au télétexte sur son téléviseur préféré : la première page est une annonce publicitaire … pour du parmesan :) Trop la classe ! Admirez la haute résolution graphique de l’image…

Spezie nelle borse

Une fois n’est pas coutume, voici une 4eme image pour le zapping du jour. Ca n’a rien d’extraordinaire, mais je trouvais simplement ce stand des mille et une épices assez joli. Dommage, les odeurs ne se transfèrent pas encore sur un blog…

dimanche, mars 25, 2007

WE a Bologna (6) : Fine

Fin de cette longue série (plus en temps de publication qu’en longueur d’article) avec le symbole officiel de Bologne : «Le due Torri» (les deux tours). Au passage vous savez maintenant comment se traduit en italien le titre du 2eme épisode du seigneur des anneaux.

Ci-dessus, premier montage photo. Je préfère préciser parce que cela a été effectué avec une telle maîtrise qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’une seule photo. Tous les matins je m’envoie des fleurs, ça me purifie…

Ci-dessus à gauche (ou ci-contre à droite, ça marche aussi) : la «Torre Garisenda». Initialement haute de 60 mètres, elle ne fait plus que 48 mètres de haut suite au terrible accident de 1756 : un airbus A380 percute le haut de la tour à cause du mauvais temps. C’est ce qui explique aussi pourquoi la Garisenda penche légèrement. Heureusement très peu de victimes furent à déplorer, mais le projet d’avion gros porteur a été abandonné pour plusieurs siècles. De l’autre coté : la «Torre Asinelli», qui pourrait se traduire par «tour Bourricots». Celle-ci fait 97 mètres de hauteur.

Même si ces deux tours sont les plus connues, il en existe bien d’autres. Aujourd’hui encore, les raisons pour lesquelles ces structures verticales ont été construites ne sont pas claires. On pense que pendant les périodes de luttes de pouvoir, les riches familles de Bologne s’en servaient comme moyen de défense ou d’attaque. Beaucoup ont été détruites ou se sont effondrées depuis, il en reste actuellement une petite vingtaine.

Ci-dessus, deuxième photo-montage exécuté d’une main de maître (faut que je pense à lui rendre sa main à ce maître). C’est sur la plus grande des deux tours que l’on peut grimper jusqu’au sommet, ce que nous avons fait bien évidemment. On n'est pas des touristes amateurs, on va jusqu’au bout des choses… c’est le cas de le dire.

L’interiore

Comme on pouvait s’y attendre : pas d’ascenseur à l’intérieur. L’ascension se fait sur de rustiques escaliers en bois qui grognent gentiment au fur et à mesure que l’on enjambe leurs marches.

Pour grimper, il faut ni avoir le vertige ni avoir une trop grosse charge pondérale, sinon ça coince quand on croise quelqu’un. Je me demande si ces installations sont aux normes européennes…

Le parcours ascensionnel est ponctué de petites plaques indiquant la hauteur d’autres tours plus ou moins célèbres. Par exemple, la tour de Pise (55 mètres). Bizarrement j’ai pas vu de plaque «Tour Eiffel»…

Sopra la città

La vue offerte au sommet vaut largement le petit exercice physique nécessaire pour y accéder. Ce n’est pas aussi impressionnant que la vue de Toronto depuis la CN Tower, mais c’est peut être plus joli.

Ci-dessus, un océan de toits rouges coupés en deux par une avenue droite mais tordue en même temps, j’aime bien le concept.

Ci-dessus-dessous gros plan sur les habitations bolognaises. Quand je disais que c’était une ville colorée ! En dessous, on peut apercevoir une des nombreuses petites tours anonymes qui percent au milieu des tuiles et surtout l’ombre de celle qui supporte notre poids.

Ci-dessous, un autre magnifique photo-montage, panoramique cette fois. Bon ok un peu moins magnifique que les précédents ; les jointures sont beaucoup plus délicates lorsqu’il faut recoller toute une rangée de maison. Seul point noir : l’invasion de bâtiments modernes aux second plan qui contraste violemment avec le centre historique.

Toujours ci-dessous, deux agrandissements du montage précédent. En haut, la «Piazza Maggiore» avec à gauche la «Basilica di San Petronio». Pour ceux qui ont la mémoire courte : cf l’article précédent.


En bas, gros plan sur 3 autres tours connues de Bologne. Au premier plan à gauche, la «Torre degli azzoguidi» ; juste derrière, presque confondue avec la première, le clocher «di San Pietro» et à droite la «Torre Prendiparte». Les noms sont à retenir par cœur pour la prochaine fois, y aura interrogation écrite.


Comme souvent, j’ai reçu récemment plusieurs centaines de lettres de fans me demandant quelques photos de môa. Je vais donc exaucer leur souhait le plus cher en rajoutant cette dernière vue panoramique avec môa-même devant. Apparemment y a pas qu'les matins que je m'envoie des fleurs...


Pour finir, une petite note culturelle. Il est à noter que Dante a fait plusieurs fois allusion à la «Torre Garisenda» dans sa célébrissime «Divina Commedia», comme en témoigne cette plaque gravée d’un extrait du chant XXXI de l’Inferno.

Après un bon moment de reflexion pour déchiffrer l'italien de l'époque on peut lire : «[En voyant Anteo] il me sembla revoir la Garisenda ; quand j’étais au pied de la tour, un nuage passa bien au dessus, mais elle donna l’impression de se courber [pour le laisser passer] ; tel m’apparut Anteo qui faisait lui-même attention en se penchant.» Quel poète ce Dante...

La Fine…

Eh voilà, c’en est fini de l’aventure Bolognaise, mais le récit du périple italien n’est pas encore terminé. Pour patienter avant la publication du prochain article, une petite vidéo prise au sommet de la tour pour «vivre» Bologne d’en haut. Comme d’habitude : clic droit > enregistrer la cible du lien sous…

Fonte

Pour tout savoir sur les tours de Bologne :
http://it.wikipedia.org/wiki/Torri_di_Bologna
Qu’est-ze ké zè la Divina Commedia ? Réponse ici, et en francais :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Divine_Comédie

dimanche, mars 11, 2007

WE a Bologna (5) : Ci siamo…

Dimanche 10 décembre 2006 : journée la plus touristique du week end ; nous voici enfin dans la ville nommée dans les titres de cette série d’articles.

Madame météo nous a régalé d’un magnifique temps ensoleillé, limite un peu trop d’ailleurs : les ombres portées sur les photos sont violemment noires. Comme par exemple l’avenue ci-contre. Ce n’est pas forcément visible à l’écran, mais les bâtiments bolognais sont en général très colorés. Le rouge, le rose, l’orange et parfois même le jaune, rendent l’atmosphère très chaleureuse… surtout en plein soleil.

Autre exemple de la violence du soleil, ci-dessus. A l’œil nu c’était tout beau tout coloré ; en photo c’est tout noir tout triste. Saleté de contre-jour... Si on fait attention, on peut tout même apercevoir une des caractéristiques principales de Bologne : les portiques.

Il y en a partout ! On peut parcourir des kilomètres à couvert sous ses longs couloirs ouverts ; 38 km rien que dans le centre historique. Pas étonnant que ce soit dans cette même ville que fut construit l’exemplaire le plus long au monde : 3500 mètres pour 666 arcades. Yeah, un portique satanique :)

Comme dans toutes les villes italiennes, on peut trouver ici ou là des restes de l’antiquité antique. Ci-dessus : les ruines d’une ligne à grande vitesse de la liaison TGV entre Bologne et Milan. Ils étaient forts ces romains…

Piazza Maggiore

La place principale de Bologne. Sur cette «Place Majeure» (ils se sont pas foulés pour le nom) on retrouve plusieurs monuments tous aussi majeurs.

Ci-dessus le premier : la «Fontana del Nettuno». Ode aquatique en l’honneur du dieu des milieux aquifères, cette fontaine a été construite en 1565 par Tommaso Laureti. On retiendra surtout le caractère érotique de cette érection jaillissante (du verbe ériger) ; les nymphes aux mamelles intarissables en sont un bel exemple.

D’après la légende l’auteur de la sculpture de bronze aurait initialement doté Neptune de parties intimes plus généreuses, mais l’église s’y opposa. Ce cher Tommaso ne s’avoua pas vaincu et mis au point un subtil subterfuge. L’index de la main gauche du dieu est positionné de manière à ce qu’un passant bien placé puisse le voir pointé au niveau du bas ventre, un peu comme si la statue était vraiment en érection pour le coup.

Juste à côté se situe le «Palazzo Re Enzo» ; prison où le roi Enzo, capturé lors d’une bataille intra-italienne, est resté enfermé jusqu'à sa mort. Une autre légende veut qu’il ait été obligé de toujours dormir dans une cage suspendue au plafond et gardée en permanence.

Un peu plus loin sur la place et ci-dessus sur le blog on peut voir le «Palazzo del Podestà». Podestà se traduit par «podestat» et désignait le premier magistrat de certaines villes d'Italie au Moyen Age, qui détenait les pouvoirs exécutif et judiciaire. Bref, un gars ‘hachement puissant.

L’horrible ombre projetée que l’on devine sur l’édifice précédent est dûe à la «Basilica di San Petronio» qui est ma foi aussi horrible que son ombre. Même s’il s’agit là de la 5eme plus grande église du monde, l’esthétique extérieure laisse fortement à désirer. C’est dommage car l’intérieur (non photographiable pour cause de panneaux l’interdisant) est en revanche visuellement plaisant. Quelques clichés illicites sont disponibles tout en bas de cet article.

Pour finir une vue extérieure de la «Basilica di San Francesco» un des premiers exemples d’architecture gothique en Italie. Malheureusement c’était l’heure de la sieste et on ne put visiter l’intérieur.

To be nella prossima puntata





A suivre,
le dernier article de la série avec ça :





Fonte

Article général sur Bologne :
http://it.wikipedia.org/wiki/Bologna
Article sur la statue de Neptune, interdit au moins de 16 ans :
http://it.wikipedia.org/wiki/Fontana_del_Nettuno_%28Bologna%29
Quelques photos de l’intérieur du dedans de la basilique de San Petronio :
http://commons.wikimedia....San_Petronio_%28Bologna%29

samedi, mars 03, 2007

WE a Bologna (4) : Io pizzo, tu pizzi, lui pizza,...

Article-mod’emploi pour réussir ses soirées en Italie. Matériels nécessaires : tous les ingrédients pour pizzater, un four à bois traditionnel, une maison (en général fournie avec le four), des gens et des mots en italien (c’est ce qui servira plus tard à communiquer).

Première étape : préchauffer le four. Comme le montre l’image ci-dessus, il suffit de mettre du bois dans le four a bois. S’il s’agissait d’un four électrique il faudrait alors mettre des piles dedans. Même chose pour les fours nucléaires (attention cependant aux radiations).


Deuxième étape : préparer la pâte. Pendant que le four préchauffe tranquillement, ajoutez dans un grand saladier jaune (la couleur a son importance) tous les ingrédients de pizzatage et remuer vigoureusement. Au bout d’un certain temps bien précis vous obtiendrez le résultat ci-contre. Mais seulement si votre récipient est jaune.

Troisième étape : étaler la pâte. A l’aide d’un cylindre ligneux et de deux mains organiques, exercez un mouvement de pression uniforme sur la pâte afin d’obtenir une couche uniforme et plus ou moins circulaire. Ne pas oublier de saupoudrer généreusement de la farine sur le plan de travail (la table et le sol).

Quatrième étape : garniter le disque. Etalez avec amour la sauce tomate faite maison avec de vrais morceaux du terroir dedans.

Puis ajoutez une couche de fromage blanc spécialement conçu pour les pizzas, on le trouve dans le commerce sous le nom de «Ricotta». Faites-le avec autant d’amour que précédemment.

Enfin rajoutez la garnison à proprement parler. Sur l’exemple ci-dessous : jambon cru de parme (de type «Mmmm, trop trop bon») et des lamelles de brie. C’est à ce moment là qu’il faut laisser libre cours à son imagination ; l’important est de faire ça avec passion. Ecoutez simplement la pizza et elle vous suggérera d’elle-même ce qu’elle veut se faire étaler sur la pâte.

Dernière étape : l’enfournage. De loin l’étape la plus délicate. Comme l’illustre l’illustration ci-dessous, il suffit d’un moment d’inattention pour que le pire advienne. En l’occurrence, une pizza fraîchement garnisée qui glisse du mauvais côté de la pelle. Ce fut un massacre : à la fin il ne restait plus qu’un tas difforme de composés alimentaires. Moralité, ce n’est pas parce qu’on a bien chauffé pour l’étaler avec amour qu’on réussit forcément à l’enfourner…

Bref, si tout s’est bien passé, vôtre pizza devra gonfler gentiment dans l’âtre du four pendant que vos invités baveront juste devant. Au final vous obtiendrez de délicieuses pizzas à la garniture débordante de goût et à la pâte fine et croustillante à la fois. Que du bonheur :)

To be nel prossimo articolo

Après les pizzas, les pâtes ! Avec la visite dominicale de Bologne ; bon appétit bien sûr.