Fin de cette longue série (plus en temps de publication qu’en longueur d’article) avec le symbole officiel de Bologne : «
Le due Torri» (les deux tours). Au passage vous savez maintenant comment se traduit en italien le titre du
2eme épisode du seigneur des anneaux.

Ci-dessus, premier montage photo. Je préfère préciser parce que cela a été effectué avec une telle maîtrise qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’une seule photo. Tous les matins je m’envoie des fleurs, ça me purifie…

Ci-dessus à gauche (ou ci-contre à droite, ça marche aussi) : la «
Torre Garisenda». Initialement haute de
60 mètres, elle ne fait plus que
48 mètres de haut suite au terrible accident de
1756 : un airbus A380 percute le haut de la tour à cause du mauvais temps. C’est ce qui explique aussi pourquoi la Garisenda penche légèrement. Heureusement très peu de victimes furent à déplorer, mais le projet d’avion gros porteur a été abandonné pour plusieurs siècles. De l’autre coté : la «
Torre Asinelli», qui pourrait se traduire par «
tour Bourricots». Celle-ci fait
97 mètres de hauteur.

Même si ces deux tours sont les plus connues, il en existe bien d’autres. Aujourd’hui encore, les raisons pour lesquelles ces structures verticales ont été construites ne sont pas claires. On pense que pendant les périodes de luttes de pouvoir, les riches familles de Bologne s’en servaient comme moyen de défense ou d’attaque. Beaucoup ont été détruites ou se sont effondrées depuis, il en reste actuellement une
petite vingtaine.

Ci-dessus, deuxième photo-montage exécuté d’une main de maître (faut que je pense à lui rendre sa main à ce maître). C’est sur la plus grande des deux tours que l’on peut grimper jusqu’au sommet, ce que nous avons fait bien évidemment. On n'est pas des touristes amateurs, on va jusqu’au bout des choses… c’est le cas de le dire.
L’interioreComme on pouvait s’y attendre : pas d’ascenseur à l’intérieur. L’ascension se fait sur de rustiques escaliers en bois qui grognent gentiment au fur et à mesure que l’on enjambe leurs marches.

Pour grimper, il faut ni avoir le vertige ni avoir une trop grosse charge pondérale, sinon ça coince quand on croise quelqu’un. Je me demande si ces installations sont aux normes européennes…

Le parcours ascensionnel est ponctué de petites plaques indiquant la hauteur d’autres tours plus ou moins célèbres. Par exemple, la
tour de Pise (
55 mètres). Bizarrement j’ai pas vu de plaque «
Tour Eiffel»…
Sopra la cittàLa vue offerte au sommet vaut largement le petit exercice physique nécessaire pour y accéder. Ce n’est pas aussi impressionnant que la vue de Toronto depuis la
CN Tower, mais c’est peut être plus joli.

Ci-dessus, un océan de toits rouges coupés en deux par une avenue droite mais tordue en même temps, j’aime bien le concept.

Ci-dessus-dessous gros plan sur les habitations bolognaises. Quand je disais que c’était une ville colorée ! En dessous, on peut apercevoir une des nombreuses petites tours anonymes qui percent au milieu des tuiles et surtout l’ombre de celle qui supporte notre poids.

Ci-dessous, un autre magnifique photo-montage, panoramique cette fois. Bon ok un peu moins magnifique que les précédents ; les jointures sont beaucoup plus délicates lorsqu’il faut recoller toute une rangée de maison. Seul point noir : l’invasion de bâtiments modernes aux second plan qui contraste violemment avec le centre historique.

Toujours ci-dessous, deux agrandissements du montage précédent. En haut, la «
Piazza Maggiore» avec à gauche la «
Basilica di San Petronio». Pour ceux qui ont la mémoire courte :
cf l’article précédent.


En bas, gros plan sur 3 autres tours connues de Bologne. Au premier plan à gauche, la «
Torre degli azzoguidi» ; juste derrière, presque confondue avec la première, le clocher «
di San Pietro» et à droite la «
Torre Prendiparte». Les noms sont à retenir par cœur pour la prochaine fois, y aura interrogation écrite.

Comme souvent, j’ai reçu récemment plusieurs centaines de lettres de fans me demandant quelques photos de môa. Je vais donc exaucer leur souhait le plus cher en rajoutant cette dernière vue panoramique avec môa-même devant. Apparemment y a pas qu'les matins que je m'envoie des fleurs...
Pour finir, une petite note culturelle. Il est à noter que
Dante a fait plusieurs fois allusion à la «
Torre Garisenda» dans sa célébrissime «
Divina Commedia», comme en témoigne cette plaque gravée d’un extrait du chant
XXXI de l’
Inferno.

Après un bon moment de reflexion pour déchiffrer l'italien de l'époque on peut lire : «
[En voyant Anteo] il me sembla revoir la Garisenda ; quand j’étais au pied de la tour, un nuage passa bien au dessus, mais elle donna l’impression de se courber [pour le laisser passer] ; tel m’apparut Anteo qui faisait lui-même attention en se penchant.» Quel poète ce Dante...
La Fine…Eh voilà, c’en est fini de l’aventure Bolognaise, mais le récit du périple italien n’est pas encore terminé. Pour patienter avant la publication du prochain article, une
petite vidéo prise au sommet de la tour pour «vivre» Bologne d’en haut.
Comme d’habitude : clic droit > enregistrer la cible du lien sous…FontePour tout savoir sur les tours de Bologne :
http://it.wikipedia.org/wiki/Torri_di_BolognaQu’est-ze ké zè la
Divina Commedia ? Réponse ici, et en francais :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Divine_Comédie